Biographie 1960 - 1969

BIO
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GRAPHIE

1960

Fondation du GRAV (Groupe de recherche d’art visuel) qui permet de donner forme à la confrontation d’expériences et d’idées, de les organiser et de les développer. L’acte de fondation est signé par: Hugo Demarco, Héctor García Miranda, Horacio Garcia Rossi, Julio Le Parc, François et Vera Molnar, François Morellet, Sergio Moyano, Servanes, Francisco Sobrino, Joël Stein, Jean-Pierre Yvaral. Premiers textes collectifs. Présentations d’expériences, débats. Son premier fils voit le jour : Juancito. 
 
Expériences personnelles avec la lumière. Petites boîtes de lumière avec mouvement manuel qui produit des changements d’images et de couleur. Premiers mobiles : blanc sur blanc, transparent sur blanc, équiprobabilité du noir et du blanc, mobiles au plafond. Premières recherches avec la lumière indirecte et rasante sur plan et sur écrans courbes et accidentés. Premiers reliefs sur bois avec une progression de niveaux, de rotations, etc. 

 

GRAV : Morellet, Le Parc, Sobrino, Yvaral, Stein, Paris 1960 GRAV : Morellet, Le Parc, Sobrino, Yvaral, Stein, Paris 1960
Naissance de Juancito, 1960 Naissance de Juancito, 1960
Martha, rue Garancière, Paris, 1960 Martha, rue Garancière, Paris, 1960
Atelier du GRAV, rue Beautreillis, Paris, 1960 Atelier du GRAV, rue Beautreillis, Paris, 1960
Julio et Martha Le Parc, Paris, 1960.Julio et Martha Le Parc, Paris, 1960.

1961

Texte du GRAV : « Propositions sur le mouvement ». À l’occasion de la Biennale de Paris, distribution du tract : « Assez de mystifications ». Seconde présentation dans l’atelier du groupe, rencontres, discussions, publications du texte « Propositions générales », signé par Garcia Rossi, Le Parc, Morellet, Sobrino, Stein, Yvaral. Expériences personnelles sur la couleur-lumière en profondeur avec des changements aléatoires.

1962

Première exposition du groupe à Paris, enquêtes, débats publics. Voyages et rencontres avec les membres du groupe « N » de Padoue, du groupe « T » de Milan, et avec des artistes qui effectuent des recherches parallèles à celles du GRAV — notamment Enzo Mari, Von Graevenitz, et le critique Mestrovitch. Avec eux, au fil des conversations, l’idée d’un mouvement international appelé « Nouvelle Tendance » prend forme. Exposition « Arte programmata » en Italie, à laquelle le GRAV participe. Voyage à New York pour la première exposition du GRAV aux États-Unis. Texte personnel intitulé « Sur l’art-spectacle… ».
À l’occasion de l’exposition « L’Art latino-américain » à Paris, rencontre de personnalités latino-américaines. 
 
Expériences personnelles avec la lumière et les mobiles dans un cube translucide, et animation d’une œuvre qui projette de la lumière en mouvement sur les murs, le sol et le plafond. Visualisation des rayons de lumière en mouvement. Expériences avec la lumière rasante sur un cylindre réfléchissant.  
Julio Le Parc, atelier du GRAV, 1962 Julio Le Parc, atelier du GRAV, 1962
Avec la famille de sa soeur, New York, 1962 Avec la famille de sa soeur, New York, 1962
Julio Le Parc dans l'atelier du GRAV, Paris, 1962Julio Le Parc dans l'atelier du GRAV, Paris, 1962
Julio Le Parc, continuel lumière cylindre, 1962Julio Le Parc, continuel lumière cylindre, 1962
Julio Le Parc, atelier du GRAV, Paris, 1962Julio Le Parc, atelier du GRAV, Paris, 1962

1963

Plusieurs manifestations du GRAV ont lieu sous le titre « L’instabilité ». Premier labyrinthe du groupe à la Biennale de Paris. Le Parc participe au nom du groupe au Congrès international des critiques d’art, à Rimini, où il présente la « Proposition pour un lieu d’activation ». Nouveau texte sous le titre « Assez de mystifications ». À l’occasion de l’exposition « Nove Tendencije » à Zagreb, il rencontre une grande partie des exposants, discussions et organisation de la « NT » en tant que mouvement international.

Naissance de Gabriel, son second fils.

Expériences personnelles : incorporation de contingences extérieures à l’œuvre, propositions pour des labyrinthes, expériences de parcours, passages accidentés, premiers jeux. Œuvres de grande dimension (Biennale de Paris). 

Avec les familles Demarco, Sobrino, Le Parc et Horacio. Antony, 1963 Avec les familles Demarco, Sobrino, Le Parc et Horacio. Antony, 1963
Julio Le Parc, François Morellet, Francisco Sobrino, Biennale de ParisJulio Le Parc, François Morellet, Francisco Sobrino, Biennale de Paris
Le Parc, Sobrino, Morellet, Stein, Garcia-Rossi, Paris 1963Le Parc, Sobrino, Morellet, Stein, Garcia-Rossi, Paris 1963

1964

Rencontres des artistes de la « Nouvelle Tendance » en vue d’organiser une grande manifestation à Paris, à l’occasion de laquelle Le Parc, Morellet et Stein, réalisent un labyrinthe. Proposition au GRAV de réaliser « Un jour dans la rue ». Voyage en Argentine et au Brésil à l’occasion d’expositions du GRAV (« L’instabilité »), rencontres, débats, discussions, etc. 
 
Sur le plan personnel, développement d’idées sur les labyrinthes, les passages, les éléments à manipuler, développement des reliefs avec des réflecteurs incurvés.
Avec Pierre Restany, Buenos Aires, 1964 Avec Pierre Restany, Buenos Aires, 1964
Avec Brook, Segui, Maccio..., Venise, 1964 Avec Brook, Segui, Maccio..., Venise, 1964
Julio Le Parc, Continuel mobile, exposition Julio Le Parc, Continuel mobile, exposition "Nouvelle tendance", musée des Arts Décoratifs, Paris.

1965

Avec le groupe, réalisation du « Troisième labyrinthe » à New York. Publication du texte « Stop-Art », réalisation à la Biennale de Paris d’une salle de jeu où le spectateur est appréhendé comme un élément actif et déterminant face aux situations proposées. 
 
Personnellement, développement des thèmes du jeu, des miroirs en mouvement, des éléments pour les salles de jeux, d’ensembles de mouvements surprise, de chaussures pour marcher autrement, de lunettes pour voir autrement, etc.
 
Naissance de Yamil, son troisième fils. 
 
Cercles virtuels par déplacement du spectateur, 1965Cercles virtuels par déplacement du spectateur, 1965
Martha Le Parc avec Lunettes pour une vision autre, 1965Martha Le Parc avec Lunettes pour une vision autre, 1965
Martha Le Parc avec Lunettes pour une vision autre, 1965Martha Le Parc avec Lunettes pour une vision autre, 1965

1966

Première exposition personnelle à la Galerie Howard Wise, à New York. Avec le groupe, réalisation d’une expérience à Paris intitulée « Une journée dans la rue », qui commence à 8h du matin et se termine à minuit, malgré l’intervention de la police. Cette expérience, programmée en 1964 comportait une présentation de divers éléments qui, regroupés ou non, provoquaient des situations différentes toutes les deux heures dans différents lieux de la ville. L’expérience s’accompagnait d’un tract du GRAV, un plan avec le programme du jour et une enquête. 
 
Salle personnelle à la Biennale de Venise. Le Parc obtient le Grand Prix international de peinture. Entretien avec Le Parc dans la publication Robho. Texte du GRAV sur le thème des « Multiples ». Première exposition personnelle à Paris, galerie Denise René, rive droite et rive gauche; réalisation et présentation de multiples. Présentation du groupe à l’occasion de l’exposition « Kunst Licht Kunst », à Eindhoven, sous la forme d’un labyrinthe, où la lumière est utilisée pour solliciter la participation du spectateur. 
 
Personnellement, il développe des ensembles avec mouvements surprise, les essais avec la lumière pulsante (stroboscopique), les séries de miroirs, les éléments pour « Une journée dans la rue », les multiples. 
Julio et Martha, Venise 1966 Julio et Martha, Venise 1966
Julio et Denise René, motoscafo à Venise 1966 Julio et Denise René, motoscafo à Venise 1966
Cérémonie prix Biennale de Venise, 1966 Cérémonie prix Biennale de Venise, 1966
Cérémonie de la Biennale de Venise, Venise, 1966 Cérémonie de la Biennale de Venise, Venise, 1966
Vasarely, Denis René, Le Parc, Paris, 1966 Vasarely, Denis René, Le Parc, Paris, 1966
Avec Soto, Venise, 1966 Avec Soto, Venise, 1966
Exhibition in Venice, 1966.Exhibition in Venice, 1966.
Une journée dans la rue, Pierre Restany et Otto Hahn dans la cageUne journée dans la rue, Pierre Restany et Otto Hahn dans la cage

1967

Second voyage en Amérique latine, à l’occasion de plusieurs expositions personnelles. Première rétrospective à la Fondation di Tella de Buenos Aires. Rencontres, débats, échanges d’idées, discussions, déclarations, entretiens, etc. Réalisation de l’ « Anti-voiture » et, avec le GRAV, d’un Parcours de volume variable, à Paris. 
 
Personnellement, il développe les thèmes de la lumière pulsante (stroboscopique), des ambiances, des contorsions, d’un mur transparent avec des plaques réfléchissantes, etc. 
 
Travail sur le texte « Guérilla culturelle ». Le Parc est décoré par André Malraux, alors ministre de la culture, du titre de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. 
Avec Denise René et la famille Howard Wise, New York, 1967 Avec Denise René et la famille Howard Wise, New York, 1967
Avec Frank Popper, 1967 Avec Frank Popper, 1967
Avec Yamil, Quilmes, 1967 Avec Yamil, Quilmes, 1967
Avec Martha et Antonio Segui, Saint-Laurent-du-Pont, 1967 Avec Martha et Antonio Segui, Saint-Laurent-du-Pont, 1967
Avec Martha, les enfants et la famille de Martha, Buenos Aires, 1967 Avec Martha, les enfants et la famille de Martha, Buenos Aires, 1967
Participants de l'exposition Participants de l'exposition "Lumière et mouvement", Paris 1967
Avec Romero Brest et Ignacio Pirovano, Buenos Aires, Insituto di Tella 1967 Avec Romero Brest et Ignacio Pirovano, Buenos Aires, Insituto di Tella 1967
Avec Laura Marques, Martha et Tito Perrusi, Buenos Aires, Instituto Di Tella 1967 Avec Laura Marques, Martha et Tito Perrusi, Buenos Aires, Instituto Di Tella 1967
Anti-voiture, ParisAnti-voiture, Paris
Kunsthalle Nuremberg, Yvaral, Sobrino, Garcia Rossi, Morellet, Le Parc, SteinKunsthalle Nuremberg, Yvaral, Sobrino, Garcia Rossi, Morellet, Le Parc, Stein

1968

Publication du texte « Guérilla culturelle » dans Robho. Sous le titre « À la recherche d’un nouveau spectateur », grande exposition du GRAV à Dortmund, en Allemagne, avec une grande salle de jeu et une sortie vers la rue avec des éléments de jeu et l’ « Anti-voiture ». Avec le groupe, réalisation de travaux collectifs, l’un sous le titre « Variations sur l’escalade » à Buffalo, l’autre à Saint-Paul de-Vence, une œuvre dans laquelle on peut entrer, et une autre à Grenoble qui consiste en un décor tournant qui présente différents éléments mobiles. Dans ces œuvres collectives, le spectateur est toujours l’élément primordial et c’est lui qui, avec sa participation, donne sens à ce qui est proposé. Le groupe termine un projet de livre sur ses activités, réflexions, textes, réalisations, etc. 
 
Mai. Contestation générale. Atelier populaire d’affiches. Avec d’autres, Le Parc et Demarco sont expulsés de France, parcourent divers pays d’Europe. Avec Enzo Mari, il envoie un télégramme à la Documenta, pour retirer sa participation. Cinq mois plus tard, la mesure d’expulsion est suspendue grâce à de nombreuses actions et revendications du milieu culturel. Le Parc retourne à Paris. Dissolution du GRAV. Textes d’analyse, texte « Démystifier l’art ». Analyse et discussions sur le comportement de l’artiste. 
 
Membres du GRAV devant le Museum am Ostwall, 1968 Membres du GRAV devant le Museum am Ostwall, 1968
Stein, Boriani, Le Parc, Massoroni, Colombo, Mari, Morellet, Grenoble 1968 Stein, Boriani, Le Parc, Massoroni, Colombo, Mari, Morellet, Grenoble 1968
Avec Gabriel, Yamil et Juancito, Barcelone, 1968 Avec Gabriel, Yamil et Juancito, Barcelone, 1968
GRAV, Dortmund, 1968 GRAV, Dortmund, 1968

1969

Année de transition, de réflexions collectives, de projets communs non réalisés. Préparation de « Amérique latine non officielle ». Boycott de la Biennale de Sao Paulo. Assemblées publiques, compagne internationale de mobilisation des artistes, interventions dans le milieu culturel, etc.
 
Premier jeu-enquête : « Renversez les mythes ». Réalisation des cellules où la lumière vibrante enveloppe le spectateur. Le Parc reprend ses expériences de 1959 sur la couleur, les systématise et les développe.
Avec Fromanger et Rougemont, Antony 1969 Avec Fromanger et Rougemont, Antony 1969
Julio Le Parc, Faites tomber les mythes, 1969Julio Le Parc, Faites tomber les mythes, 1969
Salle de jeux, rétrospective, Henie-OnstadSalle de jeux, rétrospective, Henie-Onstad